Je suis de service et je finis à 18 heures. Il est donc assez tard quand j’arrive au bois. En plus, le ciel est très menaçant et je sais que la pluie n'est pas loin. Mais je suis très motivée, j’ai envie de courir et je prévois le K-way. Même si ce n'est pas conseillé de courir avec, s'il se met à pleuvoir des cordes, je serais contente de l'avoir. En fait, je ne vais pas l'utiliser… depuis que je cours, j'ai toujours eu du bol et je n'ai pas encore été saucée. Mais par contre, je me rends compte que, le sac du K-way, c'est très pratique pour y ranger les clés. Depuis, je l'emmène toujours, même s'il fait beau, je n'ai encore rien trouvé d'aussi pratique.
Je poursuis mon programme :
1. 20' de 45/15 en échauffement
2. 21' : 1 minute de course + 2 fois 45/15
3. 9' de 45/15 pour finir en douceur.
Je suis ce programme à la lettre. Aucun bip intempestif du cardio à déplorer ! J'ai enfin trouvé comment les éviter ! Rappelez-vous, ce que je vous avais raconté pour la séance du 25 août (http://minilien.com/?iwV2TfYI9z) : " Je me rends compte que je n’ai que 3 allures à ma disposition : lent, vite, et sprint."
Eh bien, maintenant, j'ai une allure de plus, le "très lent" ou "pas de limace". C'est le bois qui me l'a apprise. La côte à monter, l'environnement un peu fermé, m'ont obligé à ralentir et j'ai trouvé cette allure supplémentaire. C'est cette allure que j'ai utilisée, sans m'en rendre compte la dernière fois pour courir mes 12 minutes en continu.
Maintenant, je sais que, quand je ne me sens pas bien, que le cardio monte trop, où qu'il y a une côte, il faut prendre le "pas de limace". Je sais le faire et j'arrive à le commander… avant, je n'y arrivais pas !
Et je découvre autre chose de nouveau : le bois au coucher du soleil. C'est une ambiance assez particulière. La lumière baisse vite et je perds mes repères. Je perds le tracé des chemins et me retrouve à courir au milieu du lierre et de la broussaille, sans plus savoir où aller. Heureusement, le bois et petit. Et puis, mine de rien, on a beau être rationaliste, dans un bois, au coucher du soleil, on se prend à avoir peur du loup-garou.
Je suis bien contente de retrouver la sortie, à la fin de la séance, et il fait presque nuit. La prochaine fois, j'emmènerai une frontale.